

Un chaton, c’est toujours adorable ! Jusqu’au moment où… il nous plante ses petites dents dans la main ! Avec plus ou moins de frénésie d’ailleurs. Et là, c’est l’angoisse… On se demande si c’est normal ou pas ? Si ça va empirer ? Est-ce qu’on a fait un truc de travers ? Faut-il le punir ? Comment…? Bref, ça devient vite une prise de tête ! C’est une situation que j’ai beaucoup vue dans ma carrière de comportementaliste pour chat. Et vous avez de la chance, dans cet article je vous explique tout !
Déjà, pour la bonne nouvelle, sachez qu’un chaton qui mord les mains ou les pieds, oui, c’est normal. Mauvaise nouvelle : si vous ne faites rien, ça peut devenir un vrai problème. Mais pas de panique, on va voir ça ensemble.
Un chaton ne mord jamais “sans raison”. D’ailleurs il est rare qu’un chat fasse quoi que ce soit sans raison. Il y a toujours une logique derrière son comportement. Et surtout il y a l’instinct.
Normalement, un chaton apprend à ne pas mordre ou griffer trop fort avec sa mère et sa fratrie. C’est ce qu’on appelle dans le jargon : les autocontrôles.
Et pour apprendre ces choses, ça passe par le jeu. Tantôt chasseur, tantôt chassé, le chaton joue à la course poursuite et à la bagarre avec ses frères et soeurs, sa mère, ou à défaut avec un autre chat. Quand on entend des chatons couiner durant les bagarres, c’est souvent que l’autre se charge de lui faire comprendre qu’il y va trop fort. En gros s’il se lâche un peu trop, l’autre va y aller plus franchement aussi, et le chaton comprendra, à force, à modérer la pression de ses crocs et de ses griffes. Que ça reste un jeu quoi !

MAIS ! Si le chaton a été séparé trop tôt de sa mère et de sa fratrie, et s’il se retrouve seul, comment peut-il apprendre…?
Lorsqu’un chaton est retiré trop tôt de sa mère, on dit qu’il n’est pas sevré. Et il y a souvent confusion quand on parle de sevrage. La plupart entend « sevrage alimentaire » et se dit que le chaton mange des croquettes, donc c’est bon ! Sauf que non.
Si le sevrage alimentaire est effectivement le fait de manger solide, il ne faut pas oublier le sevrage affectif et éducatif. Ce temps nécessaire pour que la mère se sépare naturellement de son petit chaton, afin qu’il devienne autonome affectivement, équilibré.
« Dans la nature », la mère va se détacher de ses bébés vers 3 à 5 mois selon si elle a des mâles ou des femelles. Pourquoi ? Afin de faciliter la dispersion et éviter la consanguinité. Eh oui, les chats, quand ils grandissent, peuvent tout à fait se reproduire entre frère et soeur, ou mère et fils… Pas glop quoi. Mais la nature est bien faite quand même !

Bref, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos chatons ! Pour amener ses petits à l’autonomie, la chatte commencera donc tranquillement à refuser quelques tétées vers 1 mois et demi / deux mois, jusqu’à les refuser totalement. ET, pendant ce temps, les petits vont jouer, se courser, se bagarrer… et apprendre leurs auto contrôles !!
Ça prend du temps tout ça.
C’est pourquoi, en tant que comportementaliste félin, on recommande d’adopter un chaton lorsqu’il est complètement sevré, c’est-à-dire à l’âge de 3 mois. Et non 2 mois comme l’autorise la loi.
Lorsqu’on adopte un chaton trop tôt, ou qu’il n’a pas eu de mère pour une raison X ou Y, on se retrouve 90% du temps confronté·e au problème de morsure…
En bon chaton qui se respecte, passée peut-être la phase de timidité où il restera caché sous le canapé, il va commencer à découvrir sa nouvelle maison. Tout sera un formidable terrain de jeu, d’exploration, d’aventures ! On peut dire simplement qu’il découvre la vie… à pleines dents !
Ses sens sont en éveil, autant que ses instincts. Sentir, toucher… croquer… ça fait partie du jeu.
Un chaton apprend à chasser en jouant. Et ils apprennent donc entre eux (et avec leur mère) à doser leurs morsures. Mais lorsqu’il est seul… avec qui exercer cet instinct et dépenser cette énergie féline ? Vous !
Si, avec sa fratrie, la queue du collègue qui balance peut suffire à réveiller l’instinct de chasse, avec vous ce peut être votre main qui bouge durant une caresse, ou qui tourne simplement les pages d’un livre.
👉🏻 Queue qui balance = proie / entraînement à la chasse / jeu…
👉🏻 Main qui bouge (même juste en tournant les pages) = proie / entraînement à la chasse / jeu
Pour peu que la main s’agite et que vous criiez (c’est légitime quand on a mal !) c’est parti pour une bonne séance de « rigolade » ! Eh oui, rien de plus excitant qu’une proie qui se débat… Sans compter l’attention qui peut s’en suivre (On y reviendra un peu plus tard).
Finalement, un chaton qui mord fort n’a pas conscience qu’il fait mal. Il ne sait pas doser sa morsure.

Le problème ? Vous lui avez peut-être appris sans le vouloir que vos mains étaient bel et bien un jouet. Eh oui, un chaton qui mord, qui fait la bagarre, c’est mignon quand c’est petit… Mais quand c’est tous les jours et plusieurs fois par jour, ça devient vite épuisant. Et alors quand il commence à avoir ses dents définitives et qu’il gagne en force, c’est encore une autre histoire !
C’est pourquoi il est impératif de ne pas jouer avec ses mains ni ses pieds avec un chaton !! Je ne le répèterai jamais assez. Il faut toujours jouer avec une canne à chat, des balles, plumeaux etc. mais pas avec la main. Le chaton ne doit pas apprendre que votre corps est un jouet.
Comme je l’ai abordé plus haut, il arrive que le chaton morde par conditionnement. Soit parce qu’il a été habitué à jouer avec les mains, soit, aussi, parce qu’il a compris que quand il mordait il obtenait votre attention. C’est parfois quand on sent (à proprement parler) que le chaton est à cran qu’on pense à jouer avec lui, ou à lui servir de la pâtée par exemple. Et certains chats enregistrent très bien cette combinaison ! Donc en gros, dès que le chaton veut jouer avec son humain, il va chercher son attention en le mordant.
C’est pourquoi je conseille de ne pas faire jouer un chaton juste après qu’il ait mordu ou griffé. Justement pour éviter qu’il fasse cette association.
Un chaton peut être une vraie pile électrique. Cela va dépendre de son caractère, certes, mais aussi des expériences qu’il a traversées petit. Le sevrage joue aussi un rôle important. Du moins c’est ce que j’ai pu constater en 12 ans de métier. Un chaton non sevré, et qui se retrouve seul à la maison, aura souvent une énergie différente, plus à cran, c’est difficile de le décrire… Et alors, si le chaton a dû lutter pour survivre, il n’est pas rare non plus qu’il soit davantage en mode vigilance, qu’il dorme moins, et qu’il soit donc plus à cran qu’un chaton qui va dormir ses 18 h par jour.
Je n’oublierai jamais Loupi, un chaton que j’ai eu en famille d’accueil. Il m’a donné vraiment du fil à retordre ce p’tit bout ! Mais bien qu’il m’ait terriblement fatigué (nerveusement et physiquement) il restera toujours dans mon coeur avec une tendresse folle.

Loupi avait littéralement lutté pour survivre. Retrouvé dans un carton avec ses soeurs dans la rue, dénutri, malade, il a été le seul à rester en vie. Cela laisse des traces. Il a bataillé pour se sortir d’affaire.
Lorsqu’il est arrivé chez moi, il n’avait pas encore terminé son traitement, mais il était hors de danger. En plus, il sortait tout juste du parc dans lequel il recevait ses soins avant. Malgré les médicaments il débordait d’énergie, et dans un certain sens, ça faisait plaisir à voir.
Dans l’autre sens, il était une vraie pile électrique ! Il escaladait nos jambes, mordait partout, tout le temps… Sur le canapé, dans le lit, sur le tapis de yoga, au bureau…! Je n’attendais qu’une chose : que mon grand chat, Shifu, se déride pour qu’ils se bastonnent ensemble. Mais, même quand ça a été le cas, ça ne suffisait pas. Il venait faire des câlins incroyables, mais rapidement il devenait acharné.

J’appliquais scrupuleusement tout ce que j’enseignais à mes clients, mais ça ne fonctionnait pas. Il me challengeait vraiment !
Jusqu’au jour où j’ai réalisé que ce chaton ne dormait pas suffisamment. Il ne se laissait pas aller. Je travaille beaucoup à la maison, et j’étais donc tout le temps présente. Jamais je ne réveille un chaton qui dort (c’est une règle d’or !), mais il il suffisait que je fasse un raclement de gorge pour qu’il se réveille et qu’il redevienne cette petite tornade.
Comment l’apaiser ? J’ai pris le parti d’aller travailler dans un café l’après-midi. Ainsi, rien ne pouvait perturber son repos. Et on a vite senti la différence. Loupi récupérait en profondeur. Enfin.

Pour l’aider encore, nous avons accueilli une autre chatonne en famille d’accueil, et ça a été instantané entre les deux ! Ils ont tout partagé : les soins, les inhalations (elle aussi était bien malade) et surtout les bagarres, les courses poursuites…! Très vite, Loupi a cessé de nous mordre.

Aujourd’hui avec sa famille, et sa soeur féline, il est un petit chat adorable (bien que sensible, mais qui pourrait bien lui en vouloir vu ce qu’il a traversé…?).
Alors entendons-nous bien : un chaton qui joue, qui est un peu fou fou, c’est normal et c’est même bon signe !
Je me souviens d’une consultation où la famille avait très peur des phases où son chaton courait comme un fou dans l’appartement, souvent le matin et en fin de journée. j’ai pu les rassurer : c’est le quart d’heure de folie bien normal ! Y compris chez un chat adulte d’ailleurs.
Le quart d’heure de folie se présente souvent le matin ou en début de soirée, voire avec une autre phase vers 22h. Pourquoi ? C’est généralement à l’aube et au crépuscule que les petites proies sortent… et donc que l’instinct de chasse du félin se réveille ! D’où ce regain d’énergie. Sans compter que, dans nos vies et agenda bien remplis, un chat qui passe sa journée tout seul a besoin de profiter de son humain quand il rentre du boulot et qu’il a passé toute la nuit dans son lit ! Eh oui, les interactions, ça compte beaucoup pour le chat.
Avoir de l’énergie, c’est chouette ! Il faut par contre faire la distinction, comme je le disais plus haut, entre l’énergie « normale » et l’état de tension, de nervosité.
Est-ce que le chaton dort suffisamment ? Est-ce que vous lui faites des câlins quand il dort…?
Il est vraiment primordial qu’un chaton puisse bénéficier d’un repos total, de phases de sommeil sans être jamais dérangé. C’est dans son sommeil que le chaton récupère et intègre tout ce qu’il a appris dans sa journée. Il doit pouvoir dormir paisiblement.
La surstimulation, ça va être en gros quand il n’a jamais de moment off :
Ajoutons à ça un environnement bruyant, il y a une sur sollicitation permanente, qui fait qu’il ne peut jamais se reposer. Il faut vraiment garder en tête qu’un chaton dort en moyenne 18 h par jour, voire plus.
Lorsque le jeu dure trop longtemps, le chaton va être surrexcité. Il ne sait plus comment gérer ses émotions, et il est fréquent qu’un chaton morde dans ces moments là. Il faut donc savoir mettre fin à la séance en douceur, tranquillement.
Sans sommeil réparateur, ou avec un trop plein de stimulation, un chaton peut mordre, pour évacuer ses tensions.
À l’inverse, le manque de stimulation peut aussi entraîner un chaton à mordre. Parce que là aussi, il va accumuler des tensions, des frustrations qu’il va avoir besoin de libérer. Eh oui, tout est un équilibre subtil 🙂
Un chaton qui évolue dans un environnement où tout est interdit (pas le droit de monter sur la table, pas le droit d’aller dans telle pièce, pas le droit de jouer avec un bouchon de stylo etc.), ou qui n’est pas aménagé afin qu’il puisse exercer ses besoins de félin (pas d’arbre à chat, pas de jouets, de cachettes, etc.) c’est terriblement frustrant. Le chaton finit par exploser !
De même, comme j’en parlais plus haut, s’il passe ses journées tout seul, même si un chat dort beaucoup, il a besoin d’interactions le soir venu avec vous, il a besoin de se défouler.

Lorsque les manipulations et les caresses deviennent envahissantes, le chaton peut mordre pour exprimer un « stop ». Ce que l’on appelle aussi le cas du caressé mordeur : le chat qui est tranquillement couché sur les genoux, pendant les câlins, et paf, d’un coup il se met à mordre. Why ?! C’est simplement parce que vous n’avez pas vu tous les autres « signaux » avant… J’en parle plus avant dans un autre article dédié, « pourquoi mon chat me mord quand je le caresse » dans lequel j’explique notamment tous les signaux à prendre en compte pour éviter les morsures.
Un chaton a, comme un petit humain, des dents de lait, qui commencent à pousser entre 2 et 6 semaines. Les dents définitives pointent leur nez vers 3 mois, en commençant par les incisives, puis les crocs vers 4 à 5 mois, pour finir par les prémolaires et molaires. Normalement, vers 6-7 mois, le chaton a toutes ses dents définitives. Il est rare de retrouver des dents de lait car il les avale fréquemment.
Il y a donc des phases où les morsures semblent plus douces, mais où il a quand même l’air à cran ! Et pour cause, ça doit bien le tirailler…
À mon sens il serait stupide d’imaginer que la pousse de ses dents ne procure aucune gêne au chaton, alors que chaque humain le sent passer. Je sais qu’il faut faire attention aux projections et à l’anthropomorphisme, mais quand il s’agit de douleurs physiques, je ne vois pas pourquoi un animal souffrirait moins qu’un humain, sous prétexte qu’il ne prononce pas clairement « aïe ».
Alors attention, ce n’est pas parce que les morsures sont moins virulentes qu’il faut en profiter pour jouer à la bagarre avec lui ! Parce qu’il ne fera pas la distinction entre jeu avec et sans les dents. Et que ce serait un moyen parfait de l’habituer à jouer de la sorte. Ce qui, je vous le garantis, sera bien moins fun quand il aura toute sa force.

J’ai pu constater à de nombreuses reprises que cette période de transition allait souvent de pair avec un comportement plus tendu, « sur les dents » ! Je faisais alors en sorte (et je le recommande aussi à mes clients) de donner suffisamment de jeux à mâcher, comme des doudou en caoutchouc, des bâtons de matatabi etc., et de donner des doudous défouloirs, comme le kick de Les Pépettes créations (voir la photo de Loupi ci-dessus) ou le furet aümuller de Zooplus qui fait souvent un carton ! Ces coussins/ jouets sont souvent garnis d’herbe à chat euphorisants et apaisant.
J’ai également pu constater à plusieurs reprises qu’un chaton un peu « énervé » avait souvent faim. C’est difficile encore une fois pour moi de décrire précisément comment je le sentais… mais il arrivait un moment où je le prenais et le déposais devant sa gamelle pleine, et il mangeait alors avec avidité !
Pourtant, les chatons (comme mes chats d’ailleurs) ont toujours accès aux croquettes en libre-service. Mais, souvent dans leurs premiers jours à la maison, j’imagine que le stress et la découverte de tout pouvait leur faire comme oublier où se trouvait la nourriture. En effet, au bout d’une semaine, je ne remarquais plus ce souci.
Je pense que ce comportement pourrait être associé à la pousse des dents. Que le fait de croquer, de mastiquer (petites croquettes ou pâtée) pourrait être un moyen pour le petit de décharger des tensions.
Vous avez sans doute compris quel genre d’erreur pouvaient être faites quand un chaton mord la main, le bars, le pied… Mais reprenons-en quelques unes quand même !

Ça, c’est une règle très importante, et malheureusement trop souvent ignorée. Encore une fois, si ça paraît amusant au départ, et trop mignon, ça ne fait qu’entretenir ce comportement, qui sera vraiment douloureux sur le long terme. Punir un chat pour mordre la main alors qu’on l’a habitué à jouer comme ça, c’est un sacré manque de cohérence… Et d’ailleurs ça m’amène au point suivant :
La pire des choses à faire, c’est de punir son chaton. Parmi les punitions, je compte autant les tapes (même celles dites « pas fort hein ! »), que le coup de pschiit sur la truffe, l’enfermement dans la salle de bain, ou encore le fait de le secouer par la peau du cou. Spoiler alerte : non, la maman chat ne punit jamais son chaton en le secouant par la peau du cou !
Punir un chat, quelle que soit la manière et l’intensité, ne fera qu'empirer la situation à plus ou moins long terme. Pourquoi ? Parce que tout ce que fait le chat est instinctif. Il évacue des tensions, il grimpe, il explore, il chasse, parce que c’est dans sa nature. Le chat, à la différence d’un petit être humain, ne comprend pas qu’il fait une « bêtise ». Aussi, chaque punition sera reçu comme une agression, qui ne fera qu’accroitre son stress et son besoin de l’évacuer… (souvent en allant crescendo).
Pour aller plus loin sur le sujet de la punition je vous invite à consulter mes articles et vidéos dédiés en suivant ce lien : punir son chat.
Une main (ou un pied) qui s’agite, c’est comme une proie qui essaie de s’en sortir… Donc ça va accentuer l’excitation du chaton !
Quand un chaton commence à mordre, c’est souvent le moment où on comprend qu’il a besoin de se dépenser, et qu’on décide de le faire jouer. Or, si après chaque morsure le chaton reçoit de l’attention, ça pourra rapidement devenir un mode de communication, une façon de demander…
Bon, maintenant qu’on a vu plein de causes possibles, voyons comment gérer la situation (même si à ce stade vous avez peut-être quelques idées !).
Une proie qui s’agite, c’est beaucoup plus sympa pour le chaton qui va pouvoir s’en donner à coeur joie pour l’achever… Alors une des clés quand un chaton mord, c’est de rester immobile, autant que possible, sans lui parler, sans crier, sans le regarder. Genre vous ne sentez rien, ça ne vous fait rien du tout. Généralement il se désintéressera (même s’il ressaye un coup pour voir).
Anticiper permet d’éviter quelques mauvaises surprises. Si vous savez que votre chaton mord souvent à telle ou telle heure, ou dans certaines circonstances, alors anticipez en le faisant jouer, avec une canne à chat, un plumeau… Bref, en mettant votre corps à distance de sa bouche.
Un chaton a besoin d’au moins 2 à 3 sessions de jeu par jour. Même des séances de 5 minutes peuvent faire une vraie différence !

Ne faites pas jouer votre chaton juste après l’attaque, attendez toujours au moins 10 minutes, pour ne pas qu’il associe le fait de mordre à une session de jeu.
Lorsque le jeu dure trop longtemps, ça peut surexciter le chaton, qui sera encore plus tendu. Donc quand vous voyez que l’excitation monte, commencez à descendre en intensité pour arrêter le jeu avant que ça ne devienne too much (et que potentiellement il vous morde). Vous pouvez lancer une balle puis aller vous chercher un verre d’eau, pour passer à autre chose.
Après le jeu, c’est bien d’avoir une phase de retour au calme. Dans un environnement apaisant (en gros pas de news en continue 😄). Car si l’ambiance est toujours électrique, cris, musique forte, agitation, ça risque d’être compliqué pour le chaton de retrouver un calme intérieur (comme pour nous en fin de compte).
Le mieux, c’est d’anticiper, d’arriver à sentir quand la pression monte en lui, pour lui donner le doudou défouloir avant qu’il ne se déchaine sur vous. Mais sinon, quand il attaque, redirigez-le vers un doudou défouloir, un coussin… Attention, il ne s’agit pas de le faire jouer. Juste de le prendre et de le poser devant ce jouet spécifique.

Il est important que votre chaton puisse dormir tranquillement, sans être dérangé. Je sais qu’il est trop mignon, mais gardez les moments de tendresse pour ses moments de veille, vous savez, quand il est assis peinard en train de regarder le monde qui l’entoure, ou bien quand il vient se blottir pour préparer sa sieste ! Mais s’il dort profondément sur son arbre à chat, sur le lit ou tout autre endroit insolite, laissez-le tranquille 🙂
Bon ce point est plus touchy, parce que c’est vraiment une démarche très personnelle et responsable mais j’en parle tout de même. Si vous aviez dans le creux de votre coeur l’envie d’adopter un autre chat, ou de devenir famille d’accueil pour une association, sachez qu’il est fort probable que ça apaise votre petite furie poilue ! (comme je l’expliquais dans l’histoire de Loupi). Rien de tel qu’un autre félin pour apprendre au chaton à « bien » se comporter, et à modérer ses crocs !
C’est parfois plus délicat lorsqu’on s’interroge sur une nouvelle adoption et qu’on a un chat adulte, mais avec un chaton, ça passe généralement bien.

Si vous souhaitez passer à l’action et que vous avez peur de comment ça va se passer, j’ai écrit des articles et fait des vidéos, comme « comment présenter des chats » par exemple. J’ai aussi conçu un programme en ligne qui vous permettra de bien comprendre comment les chats fonctionnent entre eux, comment faire pour qu’ils s’entendent, les erreurs à ne pas commettre, etc.
Si malgré tout cela le chaton continue à mordre, à attaquer souvent, et que vous vous sentez dépassé·e, cela peut signifier que le problème est plus profond, et qu’il faut analyser davantage de facteurs.
Parfois, c’est difficile de s’en sortir seul quand on a le nez dans le guidon. C’est pourquoi j’ai créé un programme en ligne complet pour vous aider avec votre chaton, ainsi qu’un programme dédié au chat qui attaque (et ce dans plein de contextes différents). Selon votre situation, vous trouverez les réponses au problème que vous rencontrez avec votre petite boule de poil !
Vous venez d'adopter ou allez bientôt adopter un chaton ? Obtenez toutes les clés d'une éducation positive pour éviter les erreurs et problèmes de comportement. Vivre heureux avec un chaton heureux (même en appartement) c'est possible maintenant !
En savoir plus
Votre chat vous attaque, il vous griffe ou vous mord ? (vous ou une autre personne). Grâce à ce programme vous comprendrez pourquoi votre chat est agressif, et saurez quoi faire pour que cette situation s'arrête une bonne fois pour toute, en retrouvant un chat zen !
En savoir plusIl est essentiel de comprendre que votre chaton ne cherche pas à vous faire mal. Il joue, il apprend, il découvre… Un chaton qui mord, c’est normal. Mais ce n’est pas à laisser passer, ou à prendre à la légère, au risque que ça devienne vraiment très problématique !
Mais un chaton qui mord, ce n’est ni un “méchant” chat, ni un problème insoluble. C’est simplement un petit être en plein apprentissage, avec ses instincts, son énergie, ses besoins… et parfois ses maladresses !
Ce qui fait la différence, ce n’est pas de chercher à le “corriger”, mais plutôt de comprendre ce qui se joue derrière ses morsures : manque d’apprentissage, trop (ou pas assez) de stimulation, fatigue, faim, frustration, ou simplement l’envie de jouer. Avec un peu d’observation, de cohérence et quelques ajustements dans votre façon d’interagir avec lui, les choses peuvent évoluer rapidement 🙂

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